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vendredi 2 août 2013

Le Jihad secret

Le Jihad secret

Le commandement général de l’État Major des forces armées, et sous diverses pressions et craintes, a jugé utile de me transférer à la section des affaires administratives. Leur motif derrière cette décision était de m’éloigner des contacts directs avec les masses, même si certains y ont vu une façon de me faire éviter une décision plus grave encore. Les rapports secrets de l’ennemi au sujet de mes activités suspectes, mes agissements étranges et mes attitudes indisciplinées, avaient commencé à créer des embarras que le commandement trouvait difficile d’y échapper sans position ferme ou décision sûre.

Ceci ne m’a mi gêné ni ennuyé, même s’il a soulevé l’indignation de la clique croyante des officiers qui me soutenaient. Que ne fut pas leur étonnement lorsqu’ils ont vu que la mesure du commandement n’a eu aucun effet sur moi, et que cet effet ne dépassait pas l’impact d’un moustique débarquant sur une montagne.

Lorsqu’on me posera la question au sujet de mon attitude, ma réponse sera claire et décisive : rien sur terre ni au ciel ne peut se produire sans la volonté du Dieu des mondes. J’ai terminé en appelant à une réunion urgente au cours de laquelle a été mise au point la stratégie du Jihad secret, selon les conditions nouvelles.

Si seulement l’ennemi savait quelle occasion m’a été donnée et à quel point les horizons de la situation stratégique se sont ouverts devant moi, il aurait su à quel point il a eu tort de précipiter mon transfert et à quel point il a été stupide.

La lumière des cieux et de la terre a éclairé mon conscient[1] devenu totalement lumière.[2] Je me suis levé déterminé, comptant sur Dieu.

Il m’est apparu que toutes les guerres qui ont été conduites depuis le premier désastre de Palestine en 1948 et jusqu’à l’occupation de l’Iraq en 2003, confirment de façon indubitable l’inutilité des armées régulières dans leurs cadres modestes.

En effet, les données techniques en plein développement, les méthodes stratégiques évoluées et monopolisées par l’ennemi principal de l’Islam et des Musulmans[3] ont rendu les armées des mondes arabe et islamique en quasi manque de toutes les armes utiles et efficaces. Ceci modifie les fonctions des armées, il dénature leur image militaire et leur doctrine de combat, et il les tourne vers la confrontation avec les peuples déshérités, les masses opprimées pour étouffer leurs cris, pour les priver de leur droits et de leurs libertés et pour les détourner de leur religion et de leur dignité.

Toutes les confrontations efficaces et ayant eu un impact dans la lutte avec l’ennemi sioniste, depuis le désastre de Palestine et jusqu’à la chute de Bagdad, étaient purement populaires. Elles ont été établies sur la base de la résistance purifiée des défauts des gouvernements. Elles sont même nées à l’ombre de l’opposition à ces gouvernements, à leur connivence et à leurs accusations contre la résistance et ses héros.

J’ai vu, d’autre part, comment les éléments des forces effectives, étaient concentrées entre les mains des peuples qui aspirent à des horizons missionnaires supérieurs, face à l’apathie des gouvernements et à leurs politiques noyées dans les marécages de la honte et du suivisme, qui recourent à des méthodes iniques et interdites pour s’accrocher au pouvoir. Ces gouvernements espionnent les catégories du peuple et ses forces qui bougent ; ils s’activent à les mater et à les opprimer. Ils les menacent, les déplacent, les encerclent et les étouffent, animés par un esprit agressif et une disposition prête à nuire et à confronter les croyants.

C’est ainsi que les gouvernements sont devenus, aux yeux de leurs peuples, pires que leurs ennemis, et ces peuples se sont trouvés entre deux enfers dont le moins mauvais est l’étranger.[4]

Face au pourrissement général qui touche la conscience et les instruments des gens au pouvoir, et des décideurs de la réalité islamique, les horizons doctrinaux, intellectuels et culturels des peuples prenaient de l’extension, pendant que le fossé qui séparait les peuples de leurs gouvernements imposés par la force ne cessait de s’élargir.

Partant de cette réalité, les peuples ont toujours été les premiers à faire face aux défis et aux agressions ; les premiers qui subissent les catastrophes et les calamités, ce qui a fait que leurs forces dans la rue devenaient de plus en plus grandes ainsi que leurs victoires, après que la voie vers le pouvoir leur a été fermée.

Ce qui a renforcé les facteurs de la supériorité populaire résistante et ce qui l’a rendue plus efficace et plus utile que les armées régulières conditionnées et leurs commandements rouillés, c’est leurs victoires continues sur ses ennemis et le fait qu’elle soit devenue un facteur de danger immédiat que les inquiète. Ceci contrairement à ce que les armées ont pris l’habitude de faire comme reculs et retraits, et comme défaites honteuses. Peut-être que les transactions secrètes et les connivences ont-elles joué le rôle principal dans la paralysie de l’efficacité des armées et de leur perte d’élan et d’enthousiasme.

Il reste que ces armées devraient – une partie, voire un individu dans leurs rangs – se lever, venger la religion de Dieu, et mettre fin à ceux qui abusent et à leur pouvoir. Combien n’ai-je pas imploré le Très Haut pour que je sois cet homme là.

Outre la supériorité notoire des données de lutte populaire par rapport au côté militaire régulier dont j’ai parlé plus haut, il y a une donnée fixe et essentielle que Dieu seul peut arrêter et écarter ; il s’agit, après l’engagement total envers Dieu, de l’existence des matières premières et de tout ce qui est indispensable à la résistance populaire pour la vie quotidienne courante, qui permettent aux experts et aux artisans, aux étudiants de sciences naturelles et de mathématiques, de produire des armes et des bombes primitives, des explosifs, etc. de sorte que l’agression devienne une entreprise vouée à l’échec et que le mérite revienne, en premier, à la foi et à la volonté. Dieu le Très Haut a laissé les choses liées à ces deux facteurs quelles que soient l’injustice, l’oppression et l’agression.

J’ai trouvé après moult examen et réflexion que le point de départ essentiel du mouvement du changement est la purification des forces qui mettent en mouvement les masses, et les forces de la vie active et la mise à l’écart des gouvernants.

Si  ces forces n’atteignent pas un degré élevé de dignité et d’affranchissement,  et si elles ne défendent pas leur nation, elles seront inutiles, soumises aux gouvernants qui passeront dessus pour atteindre leurs objectifs.

Je n’ai pas oublié – en dessinant la voie de la résistance – le côté du traitement médical, le secteur hospitalier, la nécessité d’y avoir une armée de volontaires, car l’ennemi juif américain est à nos portes, que cet ennemi est traître et lâche et que les lâches s’attaquent aux civils sans armes et ils fuient devant les combattants.










[1] La lumière des cieux et de la terre, c’est Dieu le Très Haut : « Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est comparable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un verre ; le verre est semblable à une étoile brillante. Cette lampe est allumée à un arbre béni, l’olivier qui ne provient ni de l’Orient ni de l’Occident et dont l’huile est près d’éclairer sans que le feu ne la touche … » [La lumière, 35].
[2] « Lumière sur lumière, Dieu guide vers sa lumière qui il veut. Dieu propose aux hommes des paraboles. Dieu connaît toute chose » [La Lumière, 35].
[3] L’ennemi principal est l’Amérique sioniste.
[4] Toutefois, ceci ne justifie pas qu’un individu ou un groupe s’appuie sur l’étranger incrédule pour changer la situation, car c’est cet étranger qui est le démon qui a inspiré les oppresseurs, qui les a aidés et à qui ils ont préparé la voie pour son occupation.

Le glorieux Coran

Le glorieux Coran

Le Livre de Dieu n’a quitté ma main que rarement, et quand il le faisait, il restait dans mon esprit, dans mon for intérieur et dans mon conscient.

Le Coran a été révélé d’une façon qui convenait aux esprits de son époque, qui ont accompagné son inspiration. Il a été ensuite convenable aux esprits suivants malgré leur croissance et puis, aux époques d’après, en dépit de leur développement, et il a poursuivi son chemin dans l’état où il a été révélé, avec son secret qui lui a été donné par Dieu.

Ce fut, en dépit du temps, des siècles, des distances et des évolutions,… un voyage en toute fidélité, une lumière d’avant-garde, un repère guide, que rien n’a entamé ni modifié,[1] une révélation d’un sage digne d’éloges.[2]



[1] Les hommes ne l’ont pas dénaturé comme ce fut le cas de la Torah ou des Évangiles, grâce à Dieu et à sa promesse de le sauvegarder : « Nous avons fait descendre le Rappel, nous en sommes les gardiens » [Al-Hijr, 9]. Une promesse que Dieu n’a pas faite, à la Torah et aux Évangiles, ce qui les a dénaturés.
[2] Le Livre restera toujours jusqu’à ce que l’heure se lève ; et en dépit des incrédules, des polythéistes, des pervers et des athées. « Voici le Livre, il ne renferme aucun doute. Il est une direction pour ceux qui craignent Dieu » [La Vache, 2].

La sédition et l’Imam al-Mahdi

La sédition et l’Imam al-Mahdi

Je suis revenu de la question iraquienne, et chaque fois que la mémoire me rappelait quelque chose, j’étais saisi d’un attachement et d’élan pour l’Islam.

Toutefois, je ne tardais pas à me retenir, et à me détourner de l’idée de hâter la confrontation avec l’ennemi, pour me pencher sur les relations existant entre les Musulmans, car si ce théâtre n’est pas préparé pour être un point de départ des rangs unifiés, l’ennemi sera alors en mesure de le transformer en rangs opposés et en écoles ennemies.

Je souffrais malgré moi de cette réalité et de son goût amer. Il n’y a rien, en effet, qui fait autant mal à la raison et au cœur, que de se voir appartenir à une école dont les muftis et les juristes, les références et les ulémas, ont décidé de ne pas porter secours à leurs frères dans la religion qui sont victimes de l’agression des polythéistes, des traîtres qui complotent, du seul fait qu’ils appartiennent à une école autre que la leur parmi les écoles de l’Islam, sous prétexte que ces derniers ne sont pas venus à leurs secours par le passé et qu’ils se sont tus lorsqu’ils souffraient.

L’échange des malveillances et des déceptions, la rupture des liens de la religion, la négation de la parenté, de l’unification et du Coran, qui caractérisent les relations entre les sunnites et les chiites, dans plus d’une société, front de combat, et qui durent depuis de longs siècles, ces échanges hypocrites, inspirés par le Démon, sont les responsables principaux de tous les désastres vécus par les Musulmans et des catastrophes qui les frappent depuis des centaines d’années.

Ma confiance dans l’administration religieuse, les choix jihadistes, les décisions doctrinales, et dans beaucoup d’activité de jurisprudence, de ces deux ailes de l’Islam, risque de s’écrouler et de disparaître. J’ai pleine confiance en la miséricorde de Dieu, et j’ai confiance dans le salut de cette nation, dans sa victoire, son unité sous l’Imam al-Mahdi, le héros mohamedan qui va établir la justice après l’injustice. Alors, il n’y aura pas de sédition, et la religion sera entièrement à Dieu.[1]

Ce qui renforce ma confiance dans l’apparition de ce grand Imam, c’est qu’il n’est ni sunnite ni chiite et qu’il n’appartient à aucune école. C’est un Musulman hanif, clair et pur qui ôtera du visage des Musulmans ce que les Musulmans ont laissé, comme son grand père a effacé sur le visage de la religion ce que les autres ont jeté. C’est là la bonté que Dieu accorde à qui il veut.




[1] « Celui qui a envoyé son Prophète avec la Direction et la Religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion. Dieu suffit comme témoin » [La Victoire, 28].
« C’est lui qui a envoyé son Prophète avec la Direction, la Religion vraie, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit des polythéistes » [Le Rang, 9].
Comment les religions vont disparaître et qu’il ne restera plus que l’Islam, et comment l’Islam va-t-il rester des factions. La suprématie de l’Islam et le fait qu’il restera seul exigent la fusion des écoles et leur intégration. C’est là une chose qu’il faut préparer.

La vérité islamique

La vérité islamique

Je n’ai jamais vu dans tout ce que j’ai lu, et je n’ai jamais connu la vérité sectaire autour de laquelle tournent les Musulmans ; dans laquelle ils trouvent leur identité intellectuelle et leur personnalité religieuse ; à travers laquelle ils réalisent leurs rêves missionnaires, leur unions et leurs souhaits.

La vérité islamique large, la doctrine révélée et la Charia inspirée, ne sont pas, en réalité et ne seront jamais une vérité sectaire. C’est là le rêve des adeptes des factions et des groupuscules, le rêve de toutes les communautés, chacune de ces fractions étant satisfaite de ce qu’elle a.[1]

La vérité islamique capable seule d’instaurer la vie islamique qui groupe tous les Musulmans de la terre, et qui garantit seule l’unification de la parole des Musulmans sous la bannière de la religion, et capable de bâtir la société avisée et l’entité unique, la cité heureuse et le système valable pour toutes les époques et tous les pays,… cette vérité-là a un caractère coranique, un trait unificateur, une guidance droite et un cachet mohamedan. Une vérité sous l’ombrelle de laquelle viennent les adeptes des diverses écoles musulmanes qui ne portent plus de rancune contre leurs autres frères.

Ils acceptent celui qui a une opinion différente de la leur par l’intercession du Coran et ils se protègent contre l’injustice des ignorants parmi les Musulmans en implorant la miséricorde de Dieu. Ils pardonnent si l’injuste est musulman et ils n’essaient d’imposer leurs opinions… n’ayant pour objectif que l’unification et la foi, le Prophète et le Coran.

Les sectaires qui ont hérité et qui ont passé à d’autres après eux, les haines des années, qui ont continué à maudire les anciens et les suivants, qui ont été élevés dans la haine des autres, qui ont accepté de voir les croyants sincères frappés, qui ont applaudi l’injuste qui a opprimé leurs frères différents, qui l’ont aidé et, qui se sont tus ; ceux-là ne seront pas fidèles à l’union et ils ne remplissent pas ces conditions. Ces gens-là ne garderont pas l’Islam et ils n’auront jamais de l’ardeur envers les Musulmans.

L’union est le portique de la fierté, la bannière de la victoire, et le drapeau des envoyés… auxquels Dieu a accordé sa miséricorde.[2]



[1] « … ni de ceux qui ont divisé leur religion et qui ont formé des sectes, chaque fraction se réjouissant de ce qu’elle détient » [Les Romains, 32].
[2] « Cette communauté qui est la vôtre est une communauté unique. Je suis votre Seigneur. Adorez-moi donc » [Les Prophètes, 92].

La fin du pétrole

La fin du pétrole

J’ai toujours veillé et insisté au maximum pour effacer toute crainte dans l’esprit d’une catégorie musulmane au sujet de l’éventualité de voir venir le danger d’une autre catégorie musulmane, ou d’une autre école de la religion de Dieu. Une telle idée n’est autre qu’une obsession qui s’installe dans les esprits, qui ronge la foi et qui déchire l’unité des patries. J’avais pleinement conscience de la nécessité d’éviter aux communautés musulmanes les conséquences des actes d’une clique mercenaire et des ambitions d’individus qu’aucun être équitable ne peut attribuer à une secte respectable ou à une décision responsable.

Il y avait toutefois un obstacle qui dérangeait ma pensée et troublait ma méditation. En effet, la région du pétrole iraquien porte, dans le langage de la richesse et de l’économie, un caractère pétrolier supérieur, ce qui attire les convoiteurs et rend les choses graves.

Il est très regrettable que les ennemis de la Vérité aient réussi à faire des producteurs de pétrole et de ses consommateurs, des partenaires et des alliés, jusqu’à la dernière goutte de pétrole, et qu’il se soit formé dans les esprits des bureaucrates parmi les Arabes de la région une logique spéciale.

C’est ainsi que sous prétexte d’assurer la sécurité des producteurs et la stabilité générale, et de protéger les bureaucrates de leurs frères et des populations qui leur veulent du mal – comme le prétend le diable sioniste occidental – les territoires musulmans ont été occupés et violés, leurs lieux sacrés ont été menacés et ils ont été déplacés.

La destruction du concept de la sécurité établi sur cette base diabolique qui a imposé l’alliance d’un important secteur de Musulmans avec les Juifs et les athées laïcs, est l’entrée principale et juste pour commencer les actions du Jihad en vue de la renaissance légale et en vue de rétablir la santé religieuse.[1]

La théorie impudique de la sécurité que Dieu abhorre représente un grand danger qui menace la nation, et elle est responsable, en premier lieu, de son humiliation et de sa faiblesse. Cette théorie juive et cette tromperie sécuritaire a réussi à imposer une réalité amère voulue et planifiée jusqu’à la fin du pétrole et la débâcle de l’Islam.

Cette théorie a réussi à faire de cette période dans laquelle les Musulmans ont mis beaucoup d’espoir, et souhaité voir la renaissance de la vérité et un nouvel élan de l’Islam, une période sombre et une étape obscure au cours de laquelle les Arabes et les Musulmans, de même que les déshérités du monde, ont subi les calamités, les souffrances et les courbettes.

La maudite richesse de pétrole[2] est entourée d’une enceinte de sociétés arabes et islamiques, qui disposent d’une force humaine extraordinaire et d’un bilan d’héroïsme et de militantisme de qualité capables, si elles se solidarisent, de transformer tous les rêves des athées en un cauchemar interminable.[3]

Comme j’aurai aimé que le miséricordieux envoie sa lumière aux gens du pétrole, qu’il les dirige afin qu’ils sachent que celui qui va avec l’incrédule va dans la mauvaise voie, et celui qui lui obéit est l’ennemi de Dieu.[4] Celui qui obéit à un croyant craint Dieu et celui qui s’allie à la vérité est l’allié de Dieu.

Il n’y a de Dieu pour les gens que Dieu, l’Unique, le Victorieux et l’Islam hanif est une doctrine dirigée par l’inspiration de Dieu qui l’a révélée, de même qu’elle est guidée par la lumière de la Vérité, de la diffusion de sa bannière et de son appel, et de sa Charia sur chaque partie à la surface de la terre.

Partant de cette vérité, il n’est pas possible pour cette religion de se développer et de s’épanouir dans des conditions imposées par l’ennemi sioniste américain ou émanant de ces suggestions intellectuelles perverses.

Il est à noter sur ce point, que l’intérêt du message de l’Islam et son amour propre, rejette tout gouvernement national dont la politique est en harmonie avec la politique sioniste occidentale, ou dont les desseins sont en accord avec les desseins matérialistes laïcs, car il n’y a pas de bien dans un régime qui porte dans sa conscience les facteurs d’acceptation de l’ennemi et l’harmonie avec ses objectifs.

Si certains parmi les Musulmans prétendent s’inspirer de l’histoire, cette histoire nous rappelle qu’elle a connu beaucoup d’erreurs et d’égarements qu’on ne doit pas adopter, ni essayer de reproduire ou de traduire dans la réalité.

Notre histoire est bourrée de choses qui ne font pas honneur et qui ne doivent pas revenir, et adopter ces épisodes sombres ne peut conduire qu’à une nouvelle tragédie de la mauvaise représentation de la religion de Dieu. La religion a vu les gens s’en détacher, reflétant les ambitions des convoiteurs, les noms et les images des adorateurs de la notoriété, du pouvoir, sauf une infime minorité.[5]

Les Musulmans n’ont de refuge ni de salut que dans le Livre de Dieu et son Glorieux Coran qui est resté seul intact, qui seul a gardé les Musulmans et assuré leur continuité, car si le sort de la nation devait être confié à l’histoire, ou à ses gouvernements et sultans, elle serait tombée et elle aurait fini. C’est la bonté de Dieu, son ancienne promesse et sa révélation qui l’ont sauvée et maintenue.

L’Islam existera tant qu’existera le Coran et il en sera ainsi jusqu’au jour du Jugement.


[1] La sécurité du Golfe doit être confiée à une force islamique, car confier une telle responsabilité aux sionistes ne peut produire qu’une expansion et une mainmise du sionisme.
[2] C’est une richesse bénie que l’ignorance a rendue maudite par les incrédules et les sionistes polythéistes.
[3] La civilisation islamique ayant des points de départ et des origines coraniques, s’est développée sur trois étapes et trois piliers, tous sous la menace et l’embargo stratégique sioniste occidental, à savoir, les Arabes, les Perses et les Turcs. Je me demande comment l’Organisation de la Conférence Islamique ne se préoccupe pas de faire revivre un projet sécuritaire pour la région du pétrole émanant de ces trois piliers.
[4] « … et qui suit un chemin différent de celui des croyants : nous nous détournerons de lui comme lui-même s’est détourné » [Les Femmes, 115].
[5] Rappelez-vous ce qu’ont fait les califes omayyades, abbasides, les sultans des mini États, les mamelouks et les ottomans, et ce qu’il y a eu, sous leur règne comme séditions, calamités, déviations, qui montrent que l’histoire n’est pas toujours une juste expression de la réalité islamique et coranique. 

Une brèche en Iraq

Une brèche en Iraq

Il est difficile, voire impossible, pour celui qui ignore le mystère, de connaître les péripéties du monde du martyr.[1] De même, celui qui ignore le passé ne saurait estimer le présent et diriger les gens et les événements. J’étais en train de diagnostiquer les postulats qui sauvegardent l’Islam et ses adeptes en vue de préparer la nation à une protection efficace contre ce qui la menace, lorsque l’ennemi a réussi à ouvrir une large brèche dans le flanc de la nation islamique en occupant l’Iraq.

Il est regrettable que cela se produits avec le consentement de la majorité des gouvernements des pays arabes et islamiques, avec leur bénédiction et leur participation, directe ou indirecte, sous prétexte que le régime était tyrannique alors que tous leurs régimes sont despotiques.

Ces gens-là ne savent pas qu’en agissant de la sorte, ils ont préparé la voie des menaces contre la nation de l’Islam hanif et ils ont préparé la voie à l’objectif juif qui tente les esprits des fils de Sion depuis des siècles.

Devant ces événements montés de toutes pièces et ces défis imposés, j’ai pensé qu’il fallait absolument adresser la directive suivante aux Musulmans libres, sunnites et chiites, sous forme d’avertissement et de souhait pour attirer leur attention sur l’importance et la gravité de l’étape, et sur la confrontation qui a lieu et sa place dans la lutte historique entre la foi et l’incrédulité. Il est dit dans cet appel :

L’ennemi sioniste américain vous prépare à la sédition. Soyez prêts pour la fraternité et l’union. Il vous pousse à la division. Soyez prêts à l’union. Vous vivez, en ce moment, un jour de Dieu et une période où l’on distingue l’hypocrite du juste et le menteur du croyant.

Les Musulmans d’Iraq et des pays alentour, que sont tous les États du Golfe, l’Arabie Saoudite, l’Iran, la Syrie, le Liban, la Palestine, la Jordanie et l’Égypte, qui seront affectés par la situation de l’Iraq, ses horreurs et ses incendies, doivent se préparer à l’union et à lui préparer les conditions et les dirigeants au lieu de se préparer à la sédition, aux débats, aux luttes internes que l’ennemi sioniste américain leur prépare.

Le prestige de l’Islam et son glaive, son élan et son amour propre, sont dans cette partie à laquelle est rattaché le sort de tout l’Islam hanif et du monde des déshérités. Les Musulmans doivent agir en vue de l’union, rejeter les disputes, nourrir l’amitié, faire le bien, instaurer la fraternité, être loyaux envers les croyants et faire face aux ennemis.

Si nous prenons conscience que l’ennemi sioniste ne sera pas capable de s’imposer à nous en dehors de l’arme empoisonnée de la sédition, nous pourrons connaître quelles sont les parties qui coopèrent avec lui. Tout être hostile à l’union des Musulmans, qui a de la haine contre ses frères des autres écoles, qui s’allie avec l’ennemi contre eux, qui vise à succéder à l’occupant, celui-là est l’allié de base de l’ennemi sioniste américain.

Les croyants appartiennent à des rangs divers et à diverses écoles. Quand la calamité tombe, ils forment un seul rang et leurs diverses écoles deviennent un seul Islam,

Il n’y a pas de bien dans un rang qui n’est pas prêt à accueillir ses autres frères, et il n’y a pas de bien dans une école qui ne porte en elle les traits de l’amitié et de l’union avec les écoles des unificateurs musulmans et des coranistes sincères, même s’ils sont en désaccord avec elle sur certains points de vue.

Il n’y a pas de doute que le destin de l’Islam et du sionisme, de la foi et de l’incrédulité, dépendra des relations entre les différentes écoles islamiques et de leur disposition à s’entendre et à s’unir au niveau de la société iraquienne, et des autres communautés musulmanes. La bataille qui se déroule aujourd’hui en Iraq est le prélude aux grandes batailles et aux confrontations successives entre l’Islam et l’Occident sioniste.

Chaque tendance sectaire visant à décider du sort de la bataille avec l’ennemi de Dieu et de l’Islam à son profit et à faire bénéficier ses partisans des résultats, sans la participation des autres frères dans l’Islam, - ceux des autres écoles – est une tendance juive, c’est-à-dire, traîtresse, une vue infernale qui ne tardera pas à remplir la terre de sédition, de division et de mensonge… donnant à l’agression les prétextes qu’elle cherche.

J’ai terminé ma directive avec l’appel suivant :

Ô frères musulmans, parmi les chiites du Prophète de Dieu et les gens de sa Sunna, ceux qui coopèrent avec l’ennemi d’une manière ou d’une autre, qui croient faire du bien en le ménageant et en l’aidant, sont des gens qui ont trahi la nation ; ils sont sortis de la communauté, ils sont allés combattre Dieu et son Messager ; ils n’ont ni argument ni prétexte, ils ne sont ni sunnites ni chiites, mais les ennemis des deux, et une guerre contre eux.

« Ô vous qui croyez. Vous êtes responsables de vous-mêmes. Celui qui est égaré ne vous nuira pas si vous êtes bien dirigés » [La Table Servie, 105].

Ô, vous les coranistes, méfiez vous, gardez vos armes, unifiez vos rangs et vos discours,



[1] Le monde du martyr est le monde de la vie ici-bas, c.à.d. le présent. Le mystère, c’est la vie future rapprochée. C’est ce qui est voulu dans ce contexte.

Des brèches dans notre mur

Des brèches dans notre mur

Arrivé au point où il était devenu inévitable de trouver le mécanisme capable de transporter ces préservateurs dans la réalité, j’ai pensé qu’il était indispensable de rechercher le genre de personnes représentant ce mécanisme, le modèle de héros prêts à se sacrifier pour lui, et qui croient dans la légitimité du Jihad et au martyr sous sa bannière.

J’avais, d’abord, à m’assurer au sujet de l’islamisme de mon penchant, qu’il est ensuite capable de me conduire vers un objectif juste qui est d’extirper la corruption, de ne pas réanimer le désordre, et qui soit un point de départ vers notre dessein, qui nous met sur le seuil de notre projet et de notre message.

La première chose que j’ai cherché à faire était de savoir comment traiter avec le trio historique opulent qui a mis la main sur la vie ici-bas et à laquelle il donne sa forme et sa couleur, je veux parler de riches, des ulémas et des gouvernants. Ce sont ceux qui ont entre leurs mains les richesses qui, si elles avaient été bien gérées, si les intentions des responsables avaient été bonnes, auraient répandu le bien, la justice et la lumière. Ce sont eux, donc, l’objet du message et c’est à eux que s’adresse l’avis, avant les autres.

Comme les gouvernants sont du côté des ennemis convoiteurs et des sionistes occidentaux, en raison de ce qu’il y a entre eux comme alliances et engagements, et en raison de ce qu’ils font à l’égard de leurs peuples et au service de l’ennemi, nous avons limité nos contacts aux riches et aux ulémas.

1. Les riches

S’agissant des riches, il est dit dans le mécanisme et ses motifs, que ces derniers ne doivent absolument pas rester en dehors du conflit, et ils ne doivent pas négliger d’apporter tout ce qu’ils peuvent au front du soutien. Il leur est interdit de faire fuir leurs capitaux ou autres procédures pratiquées par les colonialistes et, après eux, par d’autres pour lesquels l’argent est devenu la religion.

2. Les Ulémas

Il est interdit à cette catégorie ou à ses membres de se solidariser ou de s’allier avec les oppresseurs qui ne gouvernent pas comme Dieu a inspiré, qui ne s’inspirent pas de son Livre, qui ne suivent pas les pas de son Prophète dans leurs méthodes, leurs relations, leurs attitudes et leurs comportements. Ceci leur est absolument interdit en raison du tort qu’il porte à la religion, du fait qu’il dénature son image et sa vérité ainsi que son statut. A cela, il faut ajouter ce qu’il entraîne comme sédition et comme querelles parmi les Musulmans.

Ceci étant, tout contact avec un gouvernement contraire à la Loi de Dieu et aux espoirs des Musulmans, doit être gouverné par la volonté du changement, l’appel aux réformes et la protection des faibles contre l’oppression.

Cette catégorie de gens a un rôle efficace dans la société. Elle ne doit pas renoncer à son rôle, sinon elle ne défend plus la Vérité, elle se tait face à l’injustice et elle participe à la perversion.

Il est regrettable qu’il y ait dans les rangs des ulémas un grand nombre d’individus qui se laissent séduire par les offres alléchantes des despotes en place. Ceux-ci ont bâti leur attitudes sur une soi-disant logique consistant à se soumettre à celui qui prédomine quel qu’il soit. En ce faisant, ils rendent légitime la sédition, préparent le terrain au despotisme, et ils sèment la faiblesse parmi les insouciants. Ces gens-là n’ont pour récompense que la honte en ce monde et les souffrances dans la vie future, si seulement ils savaient.

Tout système de gouvernement despote qui réussit à dominer dans une société musulmane, n’est là que grâce à la connivence des ulémas et des riches qui échangent Dieu contre la notoriété, et la vie future contre la vie ici-bas.1

3- L’éducation suivant les morales, conduites, valeurs, mœurs et habitudes des Musulmans et de l’Islam, pour assurer les facteurs de soins, de solidarité, d’entraide, de coopération, pour compenser tout ce dont la situation des gens a manqué en raison des négligences des gouvernants, de l’injustice des oppresseurs, de la cupidité des proches et des lointains et de l’hostilité des autres.

4- La reprise en main des rênes des affaires et du mouvement du changement en interdisant que les agents du pouvoir inique et les suppôts des forces étrangères ne soient à la tête des fédérations, conseils, parlements, associations, clubs, groupements, blocs, partis, mouvements, organisations populaires, institutions militaires et syndicats divers, afin que ces organismes restent dans le cadre juste, et afin d’éviter qu’elles ne glissent vers leur perdition et vers l’indignation de Dieu.

Afin qu’elles servent le peuple, qu’elles le représentent correctement.

5- La formation de comités coraniques de membres de ces organisations, et la préparation d’une opposition sur le terrain, ayant une base populaire et des objectifs légitimes qui feront pression sur le gouvernement afin qu’il change de philosophie de l’administration et de la décision et afin d’imposer une boussole islamique populaire pour ses performances et la philosophie de ses choix.

6- Hâter les opérations de préparation pour rejoindre les fronts de lutte que les ennemis de l’Islam ont imposés aux sociétés islamiques dans diverses régions de la terre ; et prendre ses précautions au sujet de l’éventualité de voir les gens aux pouvoir s’allier au Démon du siècle, en secret, afin de mettre les obstacles sur la voix des comités coraniques et leur politique de purification. Si un pays musulman fait l’objet d’une agression, s’il est menacé dans sa vie et dans sa sincérité, les Musulmans doivent lui porter secours, le soutenir. En ce faisant, ils sauvegardent leur religion, ils pratiquent leur foi et ils confirment la sincérité de leur appartenance. Sils ne le font pas, ils sont humiliés et ils sont les perdants des deux demeures, celle de la vie sur terre et celle de la vie future.

7- Reprendre l’administration générale et la souveraineté religieuse totale ainsi que l’autorité absolue sur les affaires des mosquées et des prieurés, des instituts et des cercles du Rappel, et tout ce qui s’y passe comme réunions, prières, occasions, préparatifs, sermons et articles.

8- Confiner l’administration du pèlerinage entre des mains islamiques sûres qui pratiquent le jihadisme pur contre les ennemis de l’Islam, la protection ouverte de ses fils, qui lance l’alarme et la mobilisation au niveau de la nation islamique, de tous les coins de la terre ; une administration islamique mondiale, ayant à sa tête une présidence locale attachée à la Charia de Dieu.[1]

Une direction qui s’appuie sur l’union des unificateurs, qui adopte le Saint Coran et qui met en pratique ses dimensions et ses significations.

9- Le jeun, les programmes qui préparent l’éducation juste, l’appel pur, qui prépare au repentir, à la communication et à la solidarité. Le mois béni de Ramadan est un espace divin radieux ; Dieu l’a crée pour faire revivre les spécificités de l’Islam, ses nobles contenus, ses mœurs pures, ses nobles coutumes, et ses desseins grandioses.



1 « S’ils se maintenaient sur la voie droite, nous les abreuverions d’une eau abondante » [Le Pèlerinage, 16].
[1] « Dieu a institué la Ka’ba, maison sacrée édifiée pour les hommes » [La Table Servie, 97].

Les Facteurs Préservateurs de l’Islam

Les Facteurs Préservateurs de l’Islam

1- La culture coranique, dont la base est la récitation régulière du Livre de Dieu le Très Haut, son étude, l’application de ses enseignements, individuellement et collectivement.

2- La Sunna pure qui vient ensuite et qui est la traduction dans les faits du glorieux Coran et l’esprit du noble Prophète.

3- Les Expériences des Imams et des douâtes. Au cas où ceux-ci agissent de façon qui contredit la Sunna, d’une façon ou d’une autre, il faudra revoir leur cas, surtout que nous voyons comment certains qui s’occupent de la religion se montrent complaisants avec les gens au pouvoir et comment ils s’en rapprochent.

4- La prière du Vendredi, les groupes, les techniques des prêches, les directives et les instructions qui y sont données. Si les foules de croyants, et le volcan en ébullition de ceux qui prient suivent la Loi de Dieu, s’ils suivent sa Sunna, ils sont capables d’éradiquer la corruption et de sauvegarder le pays et les gens.

5- Les fêtes religieuses et les célébrations coraniques, le jeun et ses festivals, ses mœurs et ses coutumes, en sauvegardant, sa nature en tant qu’affaire divine.

6- La zakat, le cinquième, et leur bonne orientation pour sauvegarder la société de l’Islam, pour défendre sa doctrine, pour préparer les conditions de sa domination sur ses adeptes, pour renforcer les moyens de l’Islam, les moujahidines qui luttent sous sa bannière, qui gardent ses provisions et ses instructions et qui le défendent.

7- Le devoir du pèlerinage et son message concernant l’union, la fidélité, l’Islam, la culture de la connaissance d’autrui et la fraternité, la loyauté, les signes qui en émanent comme le rappel de la vie future, l’invitation au repentir, la Résurrection et les comptes à rendre.

Le pèlerin qui ne revient pas du pèlerinage avec un engagement, ne rejoint pas le rang des repentis, des pieux et des douâtes moujahidines. C’est quelqu’un qui n’a pas rempli un devoir. Il n’a goûté du pèlerinage que les difficultés du voyage. Ces dernières ont leur rétribution mais elles restent loin de l’objectif et de l’essence de ce devoir.

8- Les relations coraniques et leur ombre sur les mœurs, les conduites, les pratiques. Nous en citerons : la solidarité, les liens du sang, la réconciliation, les échanges de bons procédés, la bienfaisance, le conseil de ce qui est convenable et l’interdiction de ce qui est blâmable, le secours, la tolérance, la fidélité, le rejet de l’humiliation et de l’injustice, l’aide aux nécessiteux, le soutien des opprimés, la pudeur, la timidité, le sacrifice au service de la vérité, la justice, l’amour en Dieu, la piété et la crainte de Dieu, la discipline vis-à-vis de la réalité de la vie future et des rétributions, la disposition à toujours s’opposer au despotisme, à diffuser la lumière de l’Islam et de la foi, la pureté des intentions, la clarté du dessein divin ; le respect des promesses et des engagements…

Il est utile de noter que ces relations coraniques ont eu le principal mérite, après la bonté de Dieu, de sauvegarder l’Islam, de poursuivre sa marche à travers des générations difficiles et des siècles obscurs au cours desquels la religion et les croyants ont été l’objet de répression, d’oppression, d’injustice ; ils ont été éloignés de la religion par la force, laissés désarmés devant la pauvreté et la faim, les menaces et les déplacements, de même qu’on essaie aujourd’hui de les faire renoncer à leur Islam et à leur loyauté envers Dieu et sa religion.

Il est à noter que si le sort de l’Islam avait été aux mains des gouvernants, il aurait disparu depuis bien longtemps. Il y avait toutefois la bonté de Dieu, sa promesse et sa sagesse, et sa domination en dépit des polythéistes.1

Le système social sans lequel il n’y a pas d’Islam est, exclusivement, ce système représenté par ces conditions capables de maintenir les constantes qui distinguent le Musulman, qui montrent sa doctrine, dans une atmosphère et des conditions libres sans restrictions ni pression ; qui maintiennent la souveraineté de ce système dans les limites possibles, à travers les occasions disponibles, de même qu’ils couvrent tous les secteurs de la nation, afin qu’il exerce son pouvoir sur tous les segments de la société jusqu’au jour où sera instauré la société du glorieux Islam et son État fort et honorable.

Il est du devoir des Musulmans de sauvegarder et de défendre cette société, d’être toujours prêts au Jihad pour la conserver, pour voir comment elle se porte ; de ne permettre à personne, quelque soit son rang ou son pouvoir, d’y porter atteinte, de la contourner ou de faire obstacle entre elle et les Musulmans. Si elle est prise par un intrus en dehors de la communauté, que cela soit par l’État laïc ou la pression étrangère, les Musulmans doivent recourir au Jihad par tous les moyens, chacun selon ses moyens.

Ces postulats sont sacrés chez Dieu et aucun Musulman raisonnable n’a le droit de les négliger ou de les perdre, de se détourner de ce qu’ils exigent de leurs adeptes, s’ils veulent mourir soumis.1

Les postulats sont un espace interdit pour tous ceux qui lui veulent du mal, qui cherchent à réduire leur souveraineté, quels que soient ces derniers, un gouvernement local, une force étrangère, une alliance entre les deux camps ou autre.

Il y a pour la religion et sa pratique, ses bases et ses protections, ses constantes et ses desseins, un système établi par Dieu le Très Haut que l’on ne peut absolument pas accepter de modifier, de soumettre, ou de faire sauter.

Ce système a une souveraineté totale non partagée1 ni liée et l’État n’a rien à voir avec.

C’est plutôt le contraire qui est vrai, jusqu’au moment où l’État s’élève au niveau de ses desseins.



1 « C’est lui qui a envoyé le Prophète avec la Direction, la Religion vraie, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit des polythéistes » [Le Rang, 9].
1 « Ô vous qui croyez, craignez Dieu de la crainte qu’il mérite. Ne mourez qu’étant soumis à lui » [La Famille de Imrane, 102].
1 « Ne dissimulez pas la vérité en la revêtant du mensonge » [La Vache, 42].

Le pôle des convoiteurs

Le pôle des convoiteurs

Une fois mon calme retrouvé, je me suis mis à observer les vastes horizons dans lesquels se meut la réalité arabe et islamique et j’ai vu ce qui rend le cœur triste.

La lutte qui éclate de temps à autre entre les gouvernements nationaux et certains pays étrangers, se concentre, en grande partie quant à son contenu, dans le côté romantique du pouvoir, je veux parler, (a) de la force de frappe, (b) des finances, (c) et de la présidence. Ce côté-là constitue, en effet, un pôle essentiel à partir duquel partent toutes les formes de lutte, leurs causes et leurs objectifs. Ce qui donne une forte impression du sens concurrentiel de la lutte, voire qui le confirme.

Le colonialisme ne cherche pas, par sa vanité et son occupation des autres pays, autre chose que la mainmise sur le pouvoir de décision, les forces armées et, parallèlement, sur les matières premières et les richesses, Partant de là, il dirige toute son attention vers ce pôle fondamental sans se préoccuper du reste, sauf les actes d’espionnage pour suivre les rebellions en puissance, et pour chercher à faire avorter les aspirations des peuples, leurs mouvements et leurs tentatives.

Il est triste et regrettable que les gouvernements nationaux pratiquent les mêmes méthodes que le colonialisme et qu’ils concentrent leur attention sur le même pôle. Ils ne s’intéressent pas à ce qui est au-delà de la présidence, des forces qui la protègent et des finances qui cachent leurs défauts et leurs objectifs.


Devant cette réalité dramatique de la concurrence entre deux maux dont l’un est pire que l’autre, j’ai regardé autour de moi et je n’ai trouvé d’autre force que celle de Dieu et d’autre refuge qu’en Dieu. Je me suis alors tourné vers le Saint Coran que j’ai regardé longuement et j’y ai aperçu des postulats négligés et des brèches montées de toutes pièces. Quant aux préservateurs, ils sont dans l’ordre suivant :

L’appui sur l’âme

L’appui sur l’âme

Comme l’âme est un récipient complet des élans et des intentions, des déterminations et des volontés, il m’a paru que sa purification est un devoir que le changement requiert[1] et que rend inéluctable l’adhésion à la vérité hanife, à la diffusion de son message et de sa doctrine.

Je me suis mis à dégager mon esprit de tout penchant au mal et à le charger de l’amour du bien, de la vérité et du devoir. Cette opération de libération de l’esprit du pouvoir des passions a porté ses fruits avec l’ouverture de l’âme vers les horizons supérieurs. Je me suis trouvé devant un besoin de me prosterner, de m’agenouiller, de faire le Rappel et de m’humilier, plus grand que mon besoin de boire et de manger, de jouer ou de dormir

J’ai souvent eu le sentiment de la perte et de mon sens. Je me mettais alors à rechercher mon âme, à chercher  ce qui me fait penser à elle, qui me rappelle son sort, et je l’ai trouvée ayant tendance à la prière, pensant au Créateur de la vie et de la mort, ce qui a confirmé ma vision et renforcé ma conviction et ma doctrine, que la religion est la voie de l’existence et la vie de toute existence. Après mure réflexion, j’ai trouvé l’importance de la gestion personnelle de l’individu et de la gestion générale de la société en direction de la religion.

Le système politique reflète dans la réalité de l’individu et dans la vie des gens, un système de conduite et un mode de relations sociales qui l’accompagnent et qui ne laissent pas de chances à d’autres.

Ainsi, si ce système n’est pas islamique, s’il n’est pas inspiré de l’Islam, l’image de la vie ne sera donc jamais islamique, de même que les pratiques et les relations, les attitudes et les comportements.

Inutile de dire combien ce résultat est grave pour la religion et ses partisans et combien il constitue un défi pour ses adeptes, surtout que les choses ont tendance à empirer comme aussi les différends ; que l’homme est en perdition et que la société va d’une calamité à l’autre sans que nul ne puisse arrêter son déclin.

De son côté, la Charia de Dieu qui s’étend à toute chose, avec les devoirs qu’elle impose, ses gens et ses pouvoirs, fait de la nécessité de la respecter une situation qui rend inévitable le choc avec la situation opposée qui est la laïcité avec, en général, l’absence de la religion. Dieu le Très Haut a décrété que l’Islam soit hanif, un Islam sans lequel aucun autre engagement n’a de valeur.

Je me suis mis alors à réfléchir à la nature de l’Islam, à la nature de notre position envers lui, et j’étais convaincu qu’en ce faisant, je cherchais la nature de la vie individuelle du Musulman et de la vie collective de la nation. Car la recherche politique et sociale est, en elle-même, une attitude religieuse. Toute attention prêtée à ce que font les gens, à ce qui influe sur leur conduite, à ce qui les pousse dans leurs choix, est une religion et un projet du jugement, mais la plupart des gens ne le savent pas.

Il est apparu à mon conscient que le respect des provisions de la Charia et de l’Islam hanif jusqu’à ce que cela devienne une habitude, et même un désir ardent, est de nature à battre les obsessions dans le cœur des insouciants pour que l’âme et le conscient se dirigent vers les horizons lointains et sains. De nature aussi à montrer la vérité, à démasquer le mal, à rejeter la corruption et l’entêtement, et à diriger vers la voie de la guidance.



[1] « Dieu ne modifie rien en un peuple, avant que celui-ci ne change ce qui est en lui » [Le Tonnerre, 11].

Au sujet du pilier

Au sujet du pilier

Il m’est apparu que l’existence est là en vérité, et que la véritable existence est le témoin du véritable créateur, pour que cette existence ait un sens et une valeur. Que le dessein de l’existence et tout ce qui l’accompagne comme états que vivent les créatures, sont un témoignage de la raison d’être de l’existence et qu’il s’agit d’une affaire qui est extérieure à cette existence.

En effet, lorsqu’il y a un décret ferme, une fin nécessaire – c’est-à-dire la mort qui met fin aux espoirs et aux rêves – un destin établi et une fin inéluctable, le témoin de l’Ordre divin apparaît.

Il m’est apparu clairement après une longue réflexion que l’unification du Créateur Tout Puissant est le pivot des pivots religieux, des relations cosmiques, et le pilier des piliers politiques et économiques. C’est la raison d’être de la genèse, de la lumière, de l’existence et de la vérité, voire des dispositions naturelles des êtres et de ce qui existe.

Il m’est apparu clairement, d’autre part, qu’à l’instar des zones géographiques qui ont leurs maladies propres, les sociétés idéologiques égarées ont également leurs maladies et leurs cas propres, et que ce dont se plaignent les pays athées, les milieux judaïsés, les États laïcs et les sociétés matérialistes, comme inquiétude, peur, trouble permanent, frustration et autres, est une preuve criante de la maladie de leurs pensées, de la laideur de leur religion, de leur formation et de leur destin. Ce sont des états athées, des sociétés rebelles, qui compensent leur manque de sécurité par les crimes et qui compensent leur manque de tranquillité par les séditions. Leurs habitants sont ignorants et ils se croient des héros alors qu’ils sont des criminels, et vous les croyez des hommes alors qu’ils sont vides.

Je n’ai pas perdu de vue une seule seconde que la vérité de l’âme et son repos, sa stabilité et son bonheur, son calme et sa tranquillité, sa vie et sa liberté, son honneur et son intérêt, se concentrent exclusivement dans le chemin de Dieu et la voie droite, et qu’il est indispensable pour celui qui veut obtenir les deux demeures – celle d’ici-bas et celle de la vie future – et les deux jardins1, de les rechercher d’après sa voie et dans la rectitude envers le visage de Dieu et dans la soumission à lui.

Ce qui s’applique à l’individu s’applique également à la société, voire au monde. Toute déviation par rapport à cette sunna cosmique et à ces dispositions naturelles, au niveau de l’individu, de la société ou même du monde, est de nature à provoquer des troubles et à répandre le désordre à tous les niveaux sans oublier l’indignation de Dieu.

Je savais – grâce à Dieu, le Très Haut, que les premiers et les derniers unificateurs, les adeptes sincères des Prophètes, les partisans de tous les envoyés, sont une seule communauté en dépit des distances dans le temps et l’éloignement des endroits.[1] En dépit aussi de cas différents, de l’existence de quelques différends. Toutefois, la base de la religion consiste à louer le Créateur, à sacraliser le Dieu unique et miséricordieux, la soumission à lui et le respect de ses Ordres.

Le Saint Coran, le grand livre divin est un reflet complet de tout ce que Dieu a inspiré aux deux premiers Prophètes, et le résumé de tout ce que le Miséricordieux a révélé comme bienfaits aux envoyés depuis Adam jusqu’au messager fidèle. C’est la Charia éternelle qui ne dépérit pas, le centre de la vérité infaillible et la base de la voie droite.[2]




1 « Il y aura deux jardins destinés à celui qui redoutait le lieu où se dressera son Seigneur » [Le Miséricordieux, 46].
[1] Si tel est le cas, pourquoi les sunnites et les chiites ne s’unissent-ils pas alors que les conditions de leur union existent. L’union requiert du Musulman certains postulats comme l’unification, le Livre et le Prophète et elle n’exige pas les mêmes pratiques et les mêmes jurisprudences. Le Très Haut a dit : « Croyez en Dieu, en son Prophète et à la lumière que nous avons fait descendre… » [La Duperie Réciproque, 6].
[2] « C’est lui qui a envoyé son Prophète avec la Direction et la Religion vraie, pour la faire prévaloir sur toute autre religion. Dieu suffit comme témoin » [La Victoire, 28].